Liste Votre France, sénatoriale 2023 - Alain Ouelhadj

AEFE : le symptôme parfait de nos dysfonctionnements

« Madame AEFE, pourquoi mettez-vous tant d'acharnement à exclure les familles francaises et à faire disparaitre la France du réseau ?»
Marianne, 12 ans, Montevideo

Chère grande électrice, cher grand électeur,

On peut se demander pourquoi l’AEFE concentre autant d’attention dans les débats lors d’un scrutin relatif aux Français de l’étranger ; seuls 120000 élèves français bénéficient de ce système (1) - un tiers seulement des éléves ! - et les cris d'orfraie lors des annonces de compression budgétaire m’ont toujours étonné de la part d'élus sortants qui se satisfont parfaitement de ce système dysfonctionnel, ne le remettent jamais en cause et ne proposent aucune solution pérenne pour sécuriser ces budgets.

Pour tous les sénateurs, quel que soit le bord politique, briser le statu quo est tabou et nous sommes les seuls à vouloir ouvrir un débat de fond sur l’organisation du réseau des écoles françaises à l’étranger.

L’AEFE est en effet un cas d'école - si j’ose dire - qui illustre à merveille les maux dont la France souffre.
 

1. Une administration devenue folle


La création de structures coûteuses, complexes qui font doublon avec des structures existantes participe à la lourdeur et au fardeau financier de l’État.

L’AEFE est l’exemple typique d’une structure sans valeur ajoutée qui finit par ne vivre que pour justifier sa raison d'être, en plus d'être un pourvoyeur de postes à distribuer pour services politiques rendus.

Son budget est sous pression constante et sert de variable d’ajustement budgétaire pour son ministère de tutelle.

Pour couronner le tout, depuis 2010, l’AEFE prélève des redevances de 6% sur les frais de scolarité, donc un impôt, qui est reversé au budget de l’État et ne bénéficie donc aucunement à l’éducation de nos enfants.

Élu, je militerai pour l’abolition de l’AEFE et pour le transfert de la gestion des établissements hors de France à un rectorat dédié attaché au Ministère de l’Éducation et de la Jeunesse qui saura appréhender leurs spécificités.
Il m'apparaît sain et de bon sens de confier les opérations de l’instruction publique hors de France à ceux dont c’est le métier. 

Élu, je ferai pression pour que le système de redevances soit aboli aux fins d’éviter une imposition masquée sur les parents d’élèves.

2. Une défrancisation volontaire et orchestrée

Depuis 2002, l’AEFE s’est livrée à une véritable opération d’exclusion des familles françaises de classe moyenne des écoles du réseau par l’intermédiaire des règles d’attribution des bourses scolaires et du gel effectif de son budget.  Ce gel, combiné à l’explosion des frais de scolarité depuis 30 ans, parfois orchestré par l’AEFE, a inévitablement abouti à l’exclusion des familles françaises de classe moyenne, qui constitue l’essentiel des communautés françaises à l’étranger, toutes zones géographiques confondues.

La conséquence inévitable du peu d'élèves français fréquentant le réseau est l’effacement des attributs de la nation, que ce soit dans l’affichage ou dans les contenus éducatifs. Les “valeurs de la République Française” qui sont supposées être un “socle commun fondamental” (3) sont vidés de leur sens, se réduisant au fameux vivre ensemble dont on connaît désormais le succès tout relatif…
Qui s’est aventuré dans un établissement AEFE ne peut que constater que ni l’Histoire de France, ni ses personnages historiques ou littéraires et encore moins ses accomplissements ne sont mis à l'honneur. 

Au contraire, l’AEFE s’est totalement alignée sur une idéologie diversitaire nihiliste et ne s’attache plus à la nation que pour y retirer ses subventions de fonctionnement.
Il est troublant et significatif que nulle part dans les 116 pages du rapport d’activité de l’AEFE 2021-2022, il n’est fait mention de culture française ou d’Histoire de France.
Madame Scherer-Effosse, toute nouvelle directrice générale de l'AEFE ne mentionne même pas une seule fois le mot France dans son discours de rentrée (4), confirmant ainsi la tendance à indifférencier nos compatriotes.

Élu, je ferai pression au parlement pour que les budgets des bourses, sous l’égide du Ministère de l’Éducation Nationale qui possède les marges de manœuvre nécessaires, retrouve sa place centrale aux fins de ramener les familles de classe moyenne dans le réseau. 

Élu, je travaillerai à la modification des mandats des établissements en donnant comme priorité la promotion de la culture française et la valorisation de l'Histoire et de la culture française afin de susciter l’attachement à notre nation. Nos enfants de l’Étranger en ont besoin plus que quiconque.

3. Des dérives idéologiques contestables

De nombreux témoignages de parents attestent également d’une généralisation de discours idéologiques dans les classes de nos Écoles de l’Étranger : théorie du genre, déconstruction, militantisme LGBT, écriture dite inclusive… qui sont une atteinte inacceptable aux droits des enfants et des parents.

Élu, je soutiendrai toute initiative pour que les divers discours idéologiques de déconstruction n'aient plus accès aux classes de nos enfants de France.  L’École doit être un sanctuaire et le lieu de l’apprentissage, pas un vecteur de propagande des lubies du moment.

4. Des élus amorphes 

On entend en ce moment quelques sénateurs sortir de leur sieste et s'indigner de la baisse des bourses de 7% quelques semaines avant les élections.
Mais qu'ont-ils fait durant leur mandat pour sécuriser les budgets de l'éducation? 
Quelles propositions concrètes et réalistes ont-ils faites pour défendre les familles françaises de classe moyenne ?
Trop occupés à gérer leur réélection, nos sénateurs ne se préoccupent plus de leurs administrés hors périodes d'élection, et ce depuis des années.

Élu, j'agirais pour faire adopter ma proposition de loi sur l'École de France à l'Étranger
 


Administration toute puissante, défrancisation institutionnalisée notamment par le pouvoir du porte-monnaie, idéologisation de l’espace publique et élus impuissants, cela pourrait être un constat général de l’état de notre pays.

Les élus du peuple ont la responsabilité de s’opposer fermement au pouvoir lorsqu’ils travaillent contre la nation et contre l'intérêt général ; ce n’est plus le cas dans aucune des familles politiques représentées au sénat, et ce  dans le dossier AEFE comme pour les autres sujets nationaux.
Ils se contentent au mieux d’accompagner le déclin, au pire de l'accélérer.

Je saurai faire entendre une voix différente.

Vous savez maintenant ce que je proposerai dans ce dossier si emblématique de l’AEFE pour illustrer mon état d'esprit que j’aurai comme sénateur et que j’appliquerai à tous les sujets FDE et nationaux, aidé et supporté par mes colistiers.

Je reste toujours à votre disposition pour échanger directement ; pour cela contactez-moi directement par courriel au fde@senatoriales2023-votrefrance.fr

A très bientôt, bien cordialement,

 

Alain Ouelhadj
Candidat de la liste d’Alliance des droites, des patriotes et des indépendants pour les Citoyens Français de l’Étranger

Source : Rapport d’activité AEFE 2021-2022 :  https://www.aefe.fr/sites/default/files/asset/file/2023-04-28-rapport-activite-aefe-2021-2022.pdf
(1) : Rapport d’activité AEFE 2021-2022, page 21
(2) : Rapport d’activité AEFE 2021-2022, page 105
(3) : Rapport d’activité AEFE 2021-2022, page 30
(4) : https://www.youtube.com/watch?v=7UIqQIdkyno